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J'ai deux dos qui se font face...

Installation réalisée in-situ à l'occasion de la résidence en juillet 2012
en préparation de l'exposition collective annuelle du Centre des Arts Contemporains de Pébrac.
avec : Emmanuel Deswarte, Pascal Masson, Paul Meek et la Pensée Sauvage

Un grand merci à André Toutcheff, commissaire de l'exposition.
Merci également à Maria, Anne, Alice, Rob et Pascal pour leur patience et leurs coups de main.

 

"J'ai deux dos qui se font face" est une installation composée de treillis de peaux de pommes de terres enveloppant des objets du quotidiens prélevés dans le village de Pébrac.

La patate est un matériaux «pauvre» de base, c'est aussi l'emblème de la relation entre la nature -l'alimentaire, le besoin vital- et de la culture -l'Histoire des échanges, du développement des territoires par l'agriculture, de la conquête...
La "dentelle" que je fabrique est à la fois une nouvelle peau laissant apparaître à l'intérieur l'extérieur des choses, construisant une porosité entre la surface intérieure et la surface extérieure des choses.
Elle est composée d'un assemblage d'irrégularités qui ensemble se moyennent et prend une forme quasi régulière, comme une micro-société qui se nivelle d'elle-même en faisant collaborer ses éléments.
C'est un modèle politique.

La figure imagée de deux dos qui se font face renvoie aussi à une figure de guet, sachant voir dans une direction, mais aussi percevoir son opposé.

Je voudrai avec cette pièce poser une lumière (en l'occurrence un voile à travers lequel glisser un oeil scrutateur) sur les manières de nous rassembler en groupes familiaux, en communautés, associés volontaires ou non.
La cène recouverte ici est composée de trois "couverts" d'un petit déjeuner et de trois chaises figés dans un temps arrêté : une chaise est renversées évoquant le départ d'un des personnages - l'exode rurale dont Pébrac fut le lieu, un enfant qui part jouer subitement à l'appel d'un copain, une dispute, un accident, toutes les fictions sont possibles…

Ces peaux fraichement prélevées métamorphosées dans le temps de l'exposition en la peau vieillie d'un ancêtre jusqu'à devenir une écorce rigide et fragile, cet élément deviendra également architectural : moucharabieh, queue de sirène de poupe, tipi de poupée, cage à oiseau mexicain, camouflage...

En regard de cette installation à Pébrac étaient montrée également la sculpture "Pisinoë" posée sur une table.

«- j'ai deux dos qui se font face
- c'est pour se souvenir de se méfier
- J'ai deux dos :
- un devant pour parler à mon derrière,
- un derrière pour parler à mon devant...»